Pour Joey Johnson, c’est du basketball en fauteuil roulant d’où proviennent certains de ses meilleurs souvenirs.
Diagnostiqué d’une maladie dégénérative des hanches, à l’âge de huit ans, Joey a fait face à un avenir incertain dans le sport, jusqu’à ce qu’il découvre le monde du sport adapté.
Un ami l’a initié au basketball en fauteuil roulant et, en 1995, Joey s’est taillé une place dans l’équipe nationale masculine senior.
« J’ai eu une longue carrière. Je suis impliqué dans le basketball en fauteuil roulant depuis 42 ans – ce fut un long parcours qui a duré longtemps », a déclaré Joey. « Certains des meilleurs souvenirs de ma vie sont associés à ce sport. »
Joey sera intronisé au Temple de la renommée de Basketball en fauteuil roulant Canada ce mois-ci, aux côtés de Paul Bowes et d’Anne Lachance.
« C’est toujours touchant. Je ne pense pas que personne ne commence sa carrière en se fixant des objectifs tels que d’être intronisé au Temple de la renommée », a fait remarquer Joey. « Être reconnu par le groupe de pairs avec lequel vous avez grandi et joué est plutôt superbe, tout comme la chance que les générations futures se souviennent de votre nom. »
Originaire de Lorette, au Manitoba, Joey a passé près de deux décennies comme membre d’Équipe Canada. Au cours de sa carrière, il a participé à cinq Jeux paralympiques, remportant des médailles d’or en 2000, 2004 et 2012, ainsi qu’une médaille d’argent aux Jeux de Beijing, en 2008.
Joey a également été médaillé d’or au Championnat du monde de 2006 et au Championnat du monde junior de 1997.
« Tous les Jeux paralympiques ont été fantastiques à leurs façons, ceux de 1996 étant mes premiers Jeux – vous n’avez qu’une seule première fois », s’est exclamé Joey. « En 2000, j’ai remporté ma première médaille d’or, de même en 2004, puis en 2008, mais ce parcours et cette expérience ont été très excitants et uniques. »
« Pour terminer en 2012 et finir ma carrière avec une autre médaille d’or – une expérience ou un fait saillant serait très difficile à choisir. C’est le parcours, les expériences – les gens avec lesquels j’ai eu l’occasion de vivre ce parcours, qui ont probablement représenté les plus grands moments distinctifs.
Le succès de Joey sur le terrain lui a valu un honneur historique en 2023, lorsqu’il est devenu le premier athlète de basketball en fauteuil roulant à être intronisé au Temple de la renommée du basketball canadien.
Son excellence a été reconnue par le Manitoba Basketball Hall of Fame, où il a été le premier joueur de basketball en fauteuil roulant à être intronisé en 2013, suivi d’intronisations au Manitoba Sports Hall of Fame en 2016 et au Temple de la renommée paralympique canadien en 2019.
Tout au long de sa participation comme membre de l’équipe nationale masculine senior, Joey a vu la croissance du mouvement paralympique et l’évolution du basketball en fauteuil roulant.
« La progression à travers tout – de l’équipe aux Jeux paralympiques. En 1996, j’avais l’impression que ces Jeux étaient fantastiques, alors que j’y étais, et en repensant à tous les autres Jeux, je me suis dit : Incroyable, ceux de 1996 n’étaient vraiment pas à la hauteur, à bien des égards », a expliqué Joey.
« Les habiletés ont beaucoup changé, en grande partie en raison de l’équipement et de la technologie que nous avons pu utiliser. Quand j’ai commencé à jouer, nous n’avions pas de cinquième ou de sixième roue à l’arrière des fauteuils. Puis, avec l’inclinaison et l’évolution du jeu, maintenant, c’est un jeu rapide et sensationnel. Je regarde certains des athlètes qui jouent aujourd’hui et c’est vraiment extraordinaire de voir à quel point ils sont bons et rapides. »
Aujourd’hui, âgé de 49 ans, il s’efforce de redonner au sport qui a façonné sa vie, en aidant à développer et à inspirer la prochaine génération d’athlètes de basketball en fauteuil roulant.
Joey est directeur général de la Manitoba Wheelchair Sports Association et entraîneur de l’équipe provinciale junior de basketball en fauteuil roulant.
Sur la scène internationale, il est entraîneur de l’équipe nationale masculine de Grande‑Bretagne.
« L’entraînement est quelque chose que j’ai toujours fait; même en tant que joueur, j’étais toujours prêt à aider la jeune génération », a avoué Joey. « J’aime ça. »
« J’ai l’impression d’avoir acquis de la maturité avec mes cheveux grisonnants et de la sagesse dans le sport, alors c’est ma chance de redonner et si je peux aider un jeune à trouver sa passion à travers notre sport, c’est une énorme victoire. »



