L’impact de Roy Sherman tient encore une grande place dans le basketball en fauteuil roulant canadien

D’Équipe Canada aux Northern Lights de l’Alberta, l’excellence discrète de Roy a laissé une empreinte durable sur ce sport

Roy Sherman n’a jamais semblé s’intéresser à prendre la vedette.

Alors qu’il s’apprête à être intronisé au Temple de la renommée de Basketball en fauteuil roulant Canada, son instinct n’est pas de se célébrer lui-même, mais de détourner l’attention vers d’autres.

« Ce n’est tout simplement pas mon genre », a déclaré Roy. « Je ne m’emballe pas vraiment pour ce genre de choses. C’est néanmoins très gentil. »

Cette humilité contraste avec ses accomplissements sur le terrain.

De 1979 à 1991, Roy s’est imposé comme l’un des joueurs les plus dominants de son époque, contribuant à façonner l’identité compétitive et le style de jeu physique du basketball en fauteuil roulant canadien. Quelques années seulement après avoir commencé à pratiquer ce sport, il est devenu membre de l’équipe nationale canadienne. En 1986, il faisait partie de l’équipe qui a remporté la médaille d’argent aux Championnats du monde, à Melbourne.

« C’était le meilleur résultat que le Canada n’ait jamais obtenu », a ajouté Roy. « Nous avions une bonne équipe et avons joué dur. »

Pour Roy, cependant, le souvenir durable d’avoir représenté le Canada était l’engagement requis.

« C’était plaisant », a-t-il affirmé. « Je veux dire, c’est vraiment bien de porter le maillot du Canada quand on rentre chez soi, parce qu’on est le seul à l’avoir. Mais, on a toujours travaillé dur. »

Ce point de vue modeste se retrouve dans presque tous les chapitres de sa vie de joueur.

Roy a été initié à ce sport presque par hasard. Après qu’il ait décidé que le ski alpin était « trop exigeant physiquement », son prothésiste l’a orienté vers le basketball en fauteuil roulant. Il n’a pas fallu longtemps pour que ses talents naturels se révèlent.

« J’y suis allé et j’ai joué », se souvient Roy. « J’ai joué un an à Calgary avant de me joindre à l’équipe provinciale. »

Lorsqu’on lui a demandé quand il s’était aperçu qu’il avait peut-être quelque chose de spécial, sa réponse était typiquement Roy : directe, drôle et concrète.

« Quand ils m’ont fait jouer à l’entre-deux », a-t-il dit. « Quand on est le plus grand du Canada, c’est une aptitude naturelle. »

Sa taille, alliée à sa présence sur le terrain et à son instinct du jeu, a fait de Roy une force sur laquelle compter tout au long des années 1980. Au niveau du club, il était l’un des piliers des Northern Lights de l’Alberta, l’une des meilleures équipes nord-américaines de cette époque. L’Alberta a remporté des titres nationaux, s’est qualifiée jusqu’aux phases finales de grands tournois américains et s’est forgé une réputation d’équipe capable de s’imposer, tant physiquement que tactiquement.

Roy a joué un rôle central dans ce succès.

Pourtant, sa vision du jeu ne s’est jamais limitée aux points, aux trophées ou à la reconnaissance. Roy accordait autant d’importance aux efforts déployés et aux contributeurs dans l’ombre qu’aux résultats.

« Je crois que les personnes qui ne sont pas reconnues sont celles qui ne font pas partie de la formation initiale », a soutenu Roy. « Car ce sont elles qui vous aident à intégrer cette formation initiale en s’entraînant avec vous et en vous poussant à travailler plus dur. Ce sont ces personnes qui ne sont jamais reconnues ni mentionnées, alors qu’elles travaillent elles aussi dur. »

Cette réflexion en dit autant sur Roy que n’importe quelle statistique. Il était non seulement un compétiteur, mais aussi un joueur qui comprenait d’où venait le succès.

Sur le terrain, son approche du jeu n’avait rien de modéré.

« Simplement ma capacité de démanteler l’équipe adverse », a précisé Roy, lorsqu’on lui a demandé ce dont il était le plus fier. « Chaque fois que je parvenais à semer la discorde chez les adversaires, je savais que j’étais du côté des vainqueurs. »

Il a ri lorsqu’il a entendu qu’on le qualifiait d’agitateur.

« Non, jamais un agitateur, seulement un joueur qui jouait dur. »

Puis, avec un sourire caché derrière ses mots, il a donné une description plus révélatrice de son approche.

« Je jouais dur et je cherchais leurs faiblesses où elles se présentaient. Ensuite, je faisais preuve d’esprit sportif pour qu’ils ne voient pas venir ce que je leur réservais », a-t-il déclaré. « Ils pensaient tous que j’étais un sportif. Mais, j’étais déterminé jusqu’au bout. »

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