Le jeune homme de 21 ans représentera le Canada à la Coupe des champions Kitakyushu
Cameron Gelowitz a fait l’essai de tous les sports possibles en grandissant, du soccer au plongeon.
Né à Kamloops, en Colombie-Britannique, il a grandi à Ottawa jusqu’à l’âge de 12 ans, lorsque la famille a décidé de redéménager sur la côte ouest.
Une fois de retour à Kamloops, Cameron a commencé à jouer au basketball, ce qu’il a poursuivi tout au long de ses études à l’école secondaire Sa-Hali.
En mai 2020, les aspirations de Cameron au basketball ont changé. Il faisait des sauts périlleux arrière sur une trampoline quand il a subi un traumatisme médullaire au niveau de L2.
« J’étais au milieu de la trampoline, en train d’exécuter des sauts périlleux arrière, et je me suis retrouvé complètement à l’envers », a expliqué Cameron. « J’ai rentré ma tête à la dernière minute, puis j’ai atterri sur mes épaules et mes jambes se sont repliées, ce qui a causé une fracture-éclatement de ma vertèbre T12. »
Après un séjour au GF Strong Rehabilitation Centre, à Vancouver, Cameron est retourné chez lui à Kamloops, où on lui a présenté l’entraîneur de basketball en fauteuil roulant, Dan Coombs.
« Ma mère a contacté quelques personnes, qui lui ont dit qu’elle devait s’adresser à Dan. Nous lui avons parlé et il m’a fourni un fauteuil de sport », se souvient Cameron. « Il n’y avait pas d’entraînement à l’époque, donc il m’a donné un fauteuil de sport du lot de Kamloops, que j’ai apporté à l’école et utilisé pendant les cours de gymnastique. »
« C’était juste une chance de retrouver mes amis. Nous avions des sports intra-muros, alors je participais et faisais des tirs avec eux. Je jouais aussi au basketball durant le cours de gymnastique avec eux. »
L’athlète de 21 ans a également été initié au hockey sur luge, mais il s’est senti plus à l’aise dans la communauté du basketball en fauteuil roulant.
« J’ai essayé le hockey sur luge, mais je préférais m’en tenir au basketball en fauteuil roulant », a-t-il dit. « Je pense que c’est un sport qui m’engage vraiment. »
La première occasion pour Cameron de mettre à l’essai ses habiletés de basketball en fauteuil roulant, dans un environnement compétitif, est survenue en 2023, lorsqu’il a enfilé le maillot des Grizzlies de la Colombie-Britannique, au Championnat national de la LCBFR, à Richmond, en Colombie-Britannique.
« Je suis sorti sur le terrain pendant les deux premières minutes et j’ai eu l’impression d’être dans un labyrinthe et d’essayer de m’y retrouver », a soutenu Cameron. « Le jeu a fini par ralentir. Ce tournoi m’a ouvert les yeux. C’était la première fois que je voyais aussi des hommes seniors jouer. J’étais impressionné par ce qu’ils étaient capables de faire. »
Après avoir joué au basketball debout, Cameron a affirmé que la plus grande adaptation au basketball en fauteuil roulant était les habiletés de maniement du fauteuil et le jeu de position.
« Étant classifié 3,0, je n’ai pas la pleine mobilité d’un joueur classifié 4,5 pour attraper le ballon, donc comprendre à quels angles je devrais me placer pour pouvoir l’attraper, à quels angles les autres joueurs devraient se placer ou où je devrais faire une passe », a-t-il déclaré. « Les conseils que je reçois le plus souvent, c’est de comprendre au point de vue de la position où se trouve votre fauteuil, votre position sur le terrain et comment vous vous comparez à l’endroit où se trouvent les autres. »
En février dernier, Cameron a été invité à se rendre au Colorado avec l’équipe nationale masculine senior, pour la Rocky Mountain Cup. Alors que l’équipe se préparait pour le tournoi de repêchage de l’I.W.B.F., Cameron a eu l’occasion d’apprendre des athlètes qui iraient à Paris.
« Le rythme était très rapide. Nous avons participé à un match amical contre l’Italie. Je me suis trouvé sur le terrain pendant les cinq dernières minutes et j’avais l’impression de courir dans un labyrinthe, je n’avais aucune idée de ce qui se passait », a-t-il avoué. « Les gars ont été gentils de m’apprendre un peu les rudiments. Quand j’avais des questions, ils étaient là pour y répondre. Ils me disaient des choses de toute façon. Ce sont des gars formidables. »
Cameron, qui a remporté l’or junior de l’ouest avec la Colombie-Britannique et a été nommé joueur étoile du tournoi en mars, espère maintenant se tailler une place dans la formation de l’équipe masculine des moins de 23 ans pour 2025.
Sa prochaine occasion de montrer le progrès de son jeu lui sera offerte à la Coupe des champions Kitakyushu, à Kitakyushu, au Japon, où l’équipe canadienne de la prochaine génération affrontera l’Espagne et le Japon.
En dehors du terrain, Cameron, qui passe ses étés à travailler à la Fondation Rick Hansen, fait son baccalauréat en gestion du sport, au Collège Comosun, à Victoria, en Colombie‑Britannique.



