La native de St-Hubert, au Québec, sera intronisée au Temple de la renommée de BFRC, ce mois‑ci
L’amour d’Anne Lachance pour le basketball a commencé à l’école secondaire. Originaire de St‑Hubert, au Québec, elle a continué à jouer au cégep. Pendant ses études à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, elle a maintenu sa participation au jeu en prenant part à des compétitions intra-muros de basketball debout.
Après avoir obtenu son diplôme de McGill, Anne ne savait pas comment elle allait garder le basketball dans sa vie, jusqu’à ce qu’elle rencontre Christian Ratté.
« Je ne pouvais pas imaginer ma vie sans basketball », se souvient Anne. « Je ne savais pas comment les choses allaient se passer sinon. »
« Je travaillais dans un camp pour enfants handicapés et Christian rendait visite à sa petite amie à l’époque. Je lui ai dit à quel point le basketball allait me manquer, et il m’a répondu : « Eh bien, implique-toi dans le basketball en fauteuil roulant. »
Suivant les conseils de Christian, Anne a assisté à une séance d’entraînement des Gladiateurs, s’attendant à aider les athlètes à bondir le ballon et à changer de fauteuils.
« Je n’y allais pas pour jouer, c’était la dernière chose à laquelle je pensais », a-t-elle déclaré. « Dès que je suis entrée dans le gymnase, les joueurs m’ont accueilli, m’ont donné un fauteuil et m’ont dit : « Ici, nous avons besoin que tu joues avec nous, c’est ce dont nous avons besoin. Nous devons avoir plus de gens sur le terrain pour pouvoir jouer cinq contre cinq. »
Anne a ensuite passé près de quatre ans à jouer au basketball en fauteuil roulant avec les Gladiateurs et l’équipe féminine Zodiacs.
Cependant, sa carrière de joueuse s’est terminée brusquement, après qu’une blessure à l’épaule, subie lors d’un entraînement des Zodiacs, a nécessité une intervention chirurgicale.
Incapable de continuer sur le terrain, Anne est passée à la classification en 1996. Sa compréhension approfondie du jeu, alliée à son expérience professionnelle en tant qu’ergothérapeute, a naturellement facilité la transition.
« J’ai toujours eu l’impression que ma connaissance du basketball en fauteuil roulant venait du fait que j’avais joué », a-t-elle affirmé. « Je pense que cette expérience m’a aidé avec mes capacités d’observation, mais étant donné que j’avais joué avec mes coéquipiers, je devais leur passer le ballon. »
« Vous ne pouvez pas faire une passe de la même façon à un joueur classifié 1,0 qu’à un autre classifié 4,5. Vous devez adapter la passe. Je pense que ce qui m’a aidée à devenir une bonne classificatrice, c’est le fait que j’ai joué. Chaque fois que quelqu’un me dit : « J’aimerais être un classificateur », je réponds : « D’accord, jouez-vous? Non? Eh bien, c’est votre première étape. Vous devez comprendre le jeu si vous voulez être bon en classification. »
Âgée de 56 ans, Anne a obtenu simultanément sa certification de classification de zone et internationale, lors du Championnat du monde 2002, à Kitakyushu, au Japon.
« Lorsque je suis arrivée pour passer mon examen au Japon, je faisais de la classification depuis un certain temps et de bonnes personnes m’avaient entraînée, alors j’ai pu faire mes deux niveaux à la fois », a ajouté Anne.
En 2006, Anne a reçu sa certification d’instructrice, au Championnat du monde, à Amsterdam.
Elle s’est recertifiée en tant qu’instructrice de classification de l’I.W.B.F. à plusieurs reprises, y compris à Bangkok, en novembre dernier.
« J’aime chaque partie du travail. C’est un peu étrange, la classification me passionne », a soutenu Anne. « J’aime tout à ce sujet. L’enseignement en fait partie, mais j’aime créer de la matière à enseigner. C’est mon principal engagement auprès de l’I.W.B.F. »
« Basketball en fauteuil roulant Canada m’a donné tellement de bonnes occasions. Wendy Gittens est l’une des personnes qui m’a le plus aidée dans ma carrière. »
En 2010, Anne a pris un congé sabbatique de son rôle d’ergothérapeute, à l’Hôpital de Montréal pour enfants, afin de se joindre à plein temps à Basketball en fauteuil roulant Canada. Son objectif principal était de réorganiser le programme de certification de la classification, à tous les niveaux.
Elle a produit et réalisé une vidéo d’introduction de 35 minutes sur la classification de l’I.W.B.F. De plus, elle a créé une bibliothèque de plus de 500 vidéos de joueurs individuels en jeu, des ressources qui sont maintenant utilisées dans le monde entier, à des fins éducatives et d’évaluation.
« À l’époque, nous n’avions que quelques feuilles de papier à lire – c’était ça le manuel », explique Anne. « Il n’y avait pas de vidéos, pas de diaporamas – rien pour enseigner la classification. Au cours de cette année, j’ai créé du matériel pour aider les gens à mieux comprendre la classification. Ce travail m’a aidé à me faire remarquer par les gens de l’I.W.B.F., parce que je n’arrêtais pas de leur envoyer du matériel. »
« Cette expérience formidable m’a aidée à progresser en tant que classificatrice. À ce moment-là, je faisais partie de la commission de l’I.W.B.F., mais j’ai pu aller de l’avant avec la classification, grâce au soutien de Wendy. »
Depuis 2002, Anne a siégé à la commission de classification de l’I.W.B.F. et elle occupe le poste de présidente du comité de classification de la Zone des Amériques depuis 2015.
Elle a été nommée classificatrice en chef à un événement de l’I.W.B.F. et à 13 compétitions de la Zone des Amériques. Elle a également apporté son expertise en tant que membre du comité de classification à cinq événements de l’I.W.B.F. et à cinq autres tournois de la Zone des Amériques.
Avec Basketball en fauteuil roulant Canada, Anne participe à la classification depuis 1998. Elle a fait fonction de présidente du comité national de classification, de 2000 à 2014, et a joué un rôle clé en tant que classificatrice ou classificatrice en chef lors de nombreux événements, dont quatre Jeux du Canada, 13 Finales de la LCBFR et 10 Championnats nationaux.
En reconnaissance de ses contributions exceptionnelles, Anne a reçu le Prix du bénévole de l’année de BFRC, en 2009.
En dehors du basketball, la nouvelle passion d’Anne est la plongée sous-marine, avec son mari François.
« Nous avons suivi notre cours, il y a peut-être quatre ans au Québec, et maintenant c’est notre nouvelle passion », a expliqué Anne. « L’Afrique du Sud est un endroit où j’aimerais aller faire de la plongée sous-marine. »
« Je suis allée aux Galapagos, il y a quelques années avec mes enfants, et à l’époque, nous ne faisions que de la plongée avec tuba, alors je pense que j’aimerais y retourner pour faire de la plongée sous-marine. »



